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Avec la crise sanitaire que nous sommes en train de vivre, l’e-commerce n’a jamais été autant plébiscité par les particuliers. Ces nouvelles pratiques modifient notre manière de consommer. Mais cette montagne de livraisons, en transit chaque jour, a un impact considérable sur notre environnement.

L’acheminement des colis, au départ et à destination des entrepôts, est certes rapide et diversifié mais reste extrêmement polluant. De nombreuses personnes s’en rendent compte et cherchent à modifier cette pratique. Les consommateurs se montrent plus sensibles à l’impact écologique de leurs achats en ligne. Comment les entreprises de livraison répondent-elles à la tendance éco-responsable ?

Les conséquences de l’e-commerce sur l’environnement

C’est devenu un automatisme, en quelques clics nous achetons n’importe quel produit et ce dernier arrive directement à domicile parfois en moins de 24 heures. Les chiffres du e-commerce en 2020, donnés par la Fédération E-commerce et Vente À Distance (FEVAD), sont impressionnants. Les ventes en ligne ont atteint 112 milliards d’euros. Une explosion poussée par la digitalisation du commerce de détail et la crise sanitaire. Sur un an, c’est une hausse de + de 8,5%. 

Aujourd’hui, l’achat sur internet représente 13,4% du commerce de détail. En 2019, cette démarche ne dépassait pas les 10%. L’accroissement fulgurant a permis de créer de nouveaux emplois puisque 17 400 sites d’e-commerce ont vu le jour en 2020. Et oui, il en faut pour satisfaire les besoins toujours plus nombreux des consommateurs dont le panier moyen s’élève désormais à 61 euros, soit 2 euros de plus que l’an passé.

Cependant, il y a un mais à toute cette agitation. Le fait de vouloir tout, tout de suite, a un coût pour la planète. La consommation énergétique des serveurs informatiques, les distances et les multiplications de livraison à domicile, beaucoup plus longues et importantes, pour satisfaire les consommateurs, toujours plus exigeants sur les délais, ont un impact environnemental non négligeable. La finalité est la suivante : l’empreinte carbone d’une commande en ligne dépasse largement celle d’un achat en magasin physique.

Une meilleure connaissance des modes de livraison

Malgré la multiplication et la démarche simplifiée des livraisons à domicile, les comportements des internautes évoluent. Une étude, réalisée par Opinion Way pour l’Institut du Commerce, a démontré que 87% des sondés sont d’accord pour choisir un mode de livraison plus responsable. L’esprit des Français, pourtant toujours plus insatiable, prend en considération la question écologique, ainsi que ses problématiques liées directement à la livraison de produits. 

Parmi les 25-34 ans, 86% sont prêts à payer plus cher pour un mode de transport de leurs marchandises qui respecterait l’environnement. C’est une donnée importante car il s’agit du cœur de cible de l’achat en ligne. Mais la complexité des transporteurs se trouve dans cette volonté des consommateurs d’avoir un colis rapidement en réduisant l’impact environnemental.

Heureusement, tous ne se rejoignent pas sur l’alliance rapidité/écologie. En effet, 73% des interrogés affirment être d’accord pour attendre un colis plus longtemps pour ne pas avoir à participer financièrement à une livraison plus écologique. Jérôme Libeskind, directeur de Logicités, indique dans un article publié sur le site des Echos :

“il faut comprendre que la vitesse de la livraison a un impact environnemental négatif. Plus on va vite, moins on est capable de consolider et donc d’optimiser les flux. La livraison la plus écologique est la livraison la plus lente.”

Quelles solutions de livraison éco-responsable pour les entreprises ?

Une visibilité à accentuer

Si les internautes comprennent mieux les modes de livraison et leur potentiel impact sur la planète, ils restent encore peu familiers avec les solutions concrètes existantes. Toujours selon l’étude Opinion Way, 30% des Français manquent d’informations sur les modes de livraison éco-responsable. Pourtant, les entreprises proposant ce type de service existent. 

Le problème réside plutôt dans le manque de communication véhiculée par les marques au moment du choix de livraison lors d’une commande. Les entreprises du secteur doivent se montrer moins timides pour agir en faveur d’une Supply Chain plus verte et responsable. 

Les actions pour rendre cette distribution verte attractive

Il y a un gros travail à réaliser sur les emballages. Au vue de la multiplication des commandes, il est important de privilégier des matériaux recyclables, biodégradables ou bien réutilisables. Certaines enseignes se sont déjà mises à la page. Chez Cdiscount, les clients retournant un emballage consigné sont rémunérés. Mais il existe bien évidemment d’autres démarches simples à mettre en place.

L’autre solution consiste à gratifier le client directement. Par exemple, il pourrait bénéficier d’une réduction sur sa commande, s’il choisit une livraison éco-responsable. La fidélisation peut être un véhicule de bonne conscience et inciter les consommateurs à se tourner vers une livraison plus verte. 

Faire appel à la générosité des internautes s’avère également être un parti pris qualitatif. Chaque commande livrée de manière responsable peut engendrer un don à une association et faire de cette action un engagement plus global et mérité.

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Les services présents sur le marché

Il existe deux types de solution de livraison responsable : l’écologique et la collaborative. 

Stuart

Stuart est une entreprise française et écologique. Elle permet aux professionnels de faire livrer leurs colis dans 95 villes de France. La livraison se fait en zone urbaine, au départ de magasins, de supermarchés, de drives ou bien d’entrepôts urbains. Le délai de livraison varie entre 2 heures et une journée selon la localisation. 

La livraison concerne les produits de grande distribution, d’épicerie, de prêt-à-porter, culturels et électroniques, de cosmétiques, de santé, de messagerie, de petit et gros électroménager, de bricolage, mobiliers et de jardinage. Selon la distance, elle se fait à pied, à vélo, en scooter électrique ou en véhicules électriques. 

Cocolis

Cocolis est une plateforme collaborative qui aide à trouver un transporteur au meilleur prix en France et dans d’autres pays européens. Le système est plutôt simple et sympa. Sur le même principe que le covoiturage, un particulier ou un professionnel peut proposer de transporter un ou plusieurs colis d’un commerçant ou d’un particulier. 

Vous êtes un particulier ou une entreprise et vous souhaitez expédier un colis ? Il vous suffit de déposer une annonce en expliquant quel objet est concerné, le trajet et le prix. Un transporteur particulier entre en relation avec vous et vous propose une date de livraison ainsi qu’un lieu de rencontre. Le paiement est sécurisé sur la plateforme et le colis est protégé grâce à un partenariat avec la Maif.

Bien évidemment, il existe d’autres solutions pour se faire livrer tout en protégeant l’environnement. Mais la planète n’est pas la seule à protéger.

L’e-commerce n’est pas le seul fautif

La recrudescence des plateformes de foodtech

L’autre revers de médaille de ces confinements et couvre-feu à répétition concerne les plateformes de foodtech comme Deliveroo et Uber Eats. Manon Guignard, responsable de la communication chez Uber Eats, affirme qu’entre mars et juin 2020 “les inscriptions de nouveaux restaurants ont plus que doublé”. Ce sont plus de 25 000 établissements de restauration qui proposent leurs repas sur l’application. 

Les restaurateurs n’ont plus vraiment le choix de faire appel à ce type de service, malgré des taux de commission parfois très élevés. La demande accroît, il faut donc plus de coursiers pour satisfaire les consommateurs, dont de nouvelles typologies sont apparues comme les familles, et les professionnels, les supermarchés et les épiceries se sont greffés en cours de route. 

Des coursiers en détresse

Les coursiers sont donc de plus en plus nombreux, parfois même trop. Selon les dires de Jérôme Pimot, cofondateur du Collectif des livreurs autonomes de Paris, Uber Eats aurait recruté plus de 5 000 coursiers entre mai et juin 2020 contre 3 000 pour Deliveroo sur l’année 2020. L’inflation est telle que les coursiers ont moins de commandes chacun et les plateformes continuent d’empocher leurs commissions. 

Pourtant, ils ont un statut relatif à celui d’un auto-entrepreneur. Ils n’ont pas de contrat fixe. Ils doivent acheter leur tenue de livraison et les sacoches de transport à la plateforme pour laquelle ils travaillent. Leur moyen de transport et l’entretien restent également à leur charge. Certains roulent en scooter pour aller plus vite, d’autres à vélo sous la pluie, parfois au péril de leur vie. 

Mais, grâce aux différentes initiatives des collectifs et des associations, le secteur semble prendre conscience de la déshumanisation de la situation. Just Eat, un autre acteur de la foodtech, a pour projet d’embaucher 4.500 coursiers en CDI cette année. 

La machine de la livraison éco-responsable est en marche. Les consommateurs doivent juste avoir en tête que rapidité ne peut pas vraiment rimer avec écologie.

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Quelles solutions pour une livraison éco-responsable ? Au revoir Amazon !

Temps de lecture : 6 min
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