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Ethic Vie vous parle du livre de Guillaume Sommerer : Placements Verts Mythes et Réalités, ce que vous gagnerez à y investir. Première partie.

Aujourd’hui impossible de passer à côté, le monde change, les consciences s’éveillent et le besoin d’agir pour une société plus juste, plus verte et plus humaine s’ancre durablement dans nos esprits.

Après moi le déluge ? Non, le déluge menace déjà et de nombreux indicateurs alertent sur l’importance des enjeux environnementaux et sociétaux. Nous redoutons le monde laissé aux générations futures. Et le domaine financier dans tout cela ? La finance verte a encore tout à prouver.

Ma planète, ma bataille

Nous partageons ce sentiment d’impuissance lorsque chaque petit geste entrepris semble immédiatement annulé par des puissances économiques se moquant bien de leur impact. 

Des gestes sains dans un océan de mauvais comportements

Nous trions nos déchets, mais seulement 20%, des millions de tonnes produits par an en France, sont recyclés. Nous essayons de réduire notre consommation de plastiques, mais cela semble bien vain face à des entreprises comme Coca-Cola et Nestlé. Les mers de plastiques sont une triste réalité. L’une d’elle, au cœur de l’Océan Pacifique Nord, a une superficie équivalente à trois fois la France ! Comment ne pas se sentir désarmé ?

Nous consommons plus responsable, mais l’huile de palme continue à entraîner déforestations et destructions d’écosystèmes pour être utilisée dans l’alimentaire, la cosmétologie et l’énergie. Acheter bio ? Oui mais si les produits sont suremballés et cultivés loin de chez nous, où se trouve le bénéfice pour la planète ?

La poursuite de l’effort contrariée

Nos meilleures intentions peuvent avoir des effets insoupçonnés, il suffit pour cela d’écouter les débats autour des véhicules électriques. La plupart de nos vêtements sont produits dans des circonstances effroyables tant au niveau humain que environnemental et pourtant, difficile de s’en passer. De surcroît, le local et le responsable n’est pas à la portée de toutes les bourses !

Il n’est déjà pas aisé de penser au quotidien à l’impact de chacun de nos choix, de notre mode de vie ou de nos achats, alors comment s’y retrouver lorsqu’on réfléchit au moyen de rendre notre épargne responsable ? Comment dépasser la méfiance déjà largement répandue à l’égard de la finance ? Pouvons-nous outrepasser nos préjugés et reconnaître les efforts non négligeables de certains acteurs ?

La finance verte au cœur des préoccupations 

Un acteur de la finance au commande

Rédacteur en chef-adjoint à BFM business, Guillaume Sommerer nous présente, d’une jolie plume claire et vivante, un état des lieux des nombreuses initiatives portant la transition écologique et sociale. Il nous montre à quel point ces enjeux ne peuvent être dissociés et le constat est clair : la finance ne peut plus les ignorer et de nombreuses résolutions sont en marche.

Page après page, il nous donne les clés pour investir notre épargne avec humanité et éviter les écueils du greenwashing. Il nous pousse à aller plus loin, au-delà d’une jolie promesse de placement éthique, à nous poser les questions appropriées et à nous inquiéter des conséquences.

Par exemple, il souligne très justement le point suivant, montrant toute la complexité de l’idée du placement responsable : « Les placements verts vont parfois à l’encontre des objectifs sociaux et sociétaux ». 

Les apparences peuvent être trompeuses

Ainsi, les batteries des voitures électriques nécessitent du cobalt, or, en République Démocratique du Congo, son extraction est source de destruction d’écosystèmes. Elle met en danger la population riveraine des mines notamment via la pollution des fleuves et les mineurs travaillent dans des conditions alarmantes de précarité. Le véhicule vert a un prix humain et environnemental redoutable.

Investissement responsable, développement durable, transition écologique : il est facile de mettre en avant ces termes rassurants, utilisés sans complexes par les acteurs de la finance. Dès lors, comment ne pas se montrer prudent face aux effets de communication et de marketing ? Un seul moyen pour cela : l’information et la transparence.

Guillaume Sommerer dresse un bilan mondial des cercles vertueux dont l’effet boule de neige pourrait tout simplement entraîner de profonds changements. Encore faut-il les soutenir et leur permettre de s’enraciner dans le paysage financier. Il réussit le pari de rendre parfaitement compréhensibles des notions financières parfois laborieuses à appréhender pour de nombreux épargnants.

Les acteurs économiques attendus en renfort

On découvre ainsi des résolutions de grandes envergures, portées par les gouvernements et instances internationales. Les cercles vertueux créés par les entreprises, tous secteurs confondus indépendamment de leur taille ou de leur rayonnement. Sans oublier des initiatives à plus petites échelles mais toutes aussi importantes.

Ainsi la conclusion est simple : il appartient à chacun d’œuvrer pour un monde meilleur. Et même si ces enjeux vont bien plus loin que l’univers de la finance, il ne peut y avoir de changement durable sans engagement des acteurs économiques.

Si l’argent est le nerf de la guerre, il doit devenir celui de la transition !

Une image de la finance froide et sans état d’âme 

Pour la plupart des gens, la finance sert uniquement des fins d’enrichissement d’un petit nombre d’individus. Elle n’est plus au service de l’économie réelle, elle est déconnectée, égoïste, déshumanisée. Tel un rouleau compresseur, elle se satisfera de tout détruire sur son passage si la rentabilité est assurée. Elle n’a pas d’état d’âme donc les acteurs financiers sont tout aussi dénués d’altruisme.

Lancez le sujet un jour lors d’un repas de famille, vous êtes certains d’être accueillis par une symphonie de préjugés et de mépris. Le grand méchant capitalisme ne s’inquiète pas du bien être de la société et encore moins de l’environnement. S’il s’avère plus profitable de vous faire perdre tout ce que vous avez investi, il n’hésitera pas une seconde. Mais tenez-vous bien : oui il existe une prise de conscience dans la finance. Sous l’impulsion politique et sociétale de vrais changements sont à l’œuvre. 

Des idées reçues qui tendent à s’inverser

Oui tout n’est pas parfait, de nombreux efforts restent à fournir, de nombreux combats restent à mener. Mais des initiatives ont le mérite d’exister. En les soutenant, nous participons à ces fameux cercles vertueux. Vous connaissez l’effet papillon ? Et bien c’est exactement ce dont il s’agit !

Les initiatives vertes et responsables se multiplient aussi dans le monde de l’entreprise et ce n’est pas anodin, bien au contraire. Les fabricants de produits financiers sont étroitement liés à ces acteurs économiques et c’est tout à fait logique dans la mesure où leur financement est au cœur de leur raison d’être. Par conséquent, le potentiel de croissance et de rentabilité de ces sociétés éthiques représente une opportunité d’investissement prometteuse. Vous vouliez un cercle vertueux ? Le voici :

finance-verte

Guillaume Sommerer pointe d’ailleurs quelque chose de très intéressant : « pour les acteurs de la finance, le virage éthique ne sera durable que s’il s’avère rentable ». Evidemment, le principe d’un investissement financier est de rapporter plus qu’il ne coûte. Aussi altruiste que vous puissiez être, avouez-le, personne ne veut investir à perte ! Nous voulons le mouton à cinq pattes : faire fructifier notre épargne à moindre risque et être moralement en accord avec notre placement.

On ne peut plus regarder ailleurs

Une autre notion commence à peser lourdement dans la balance d’un monde plus responsable : on commence à connaître la facture de l’inaction et surtout à la payer. Elle se chiffre en centaines de milliards de dollars et concerne de nombreuses conséquences de notre impact négatif sur la planète. 

Parmi les plus coûteuses, on retrouve l’érosion des côtes, le réchauffement climatique, la surpopulation, la protection des écosystèmes, la préservation des zones agricoles, la santé (fortement impactée par nos pratiques polluantes)… Chacune de ces conséquences, et beaucoup d’autres, ont des répercussions économiques et sociétales terribles. Il suffit de lire les journaux, il ne se passe pas une journée sans qu’un article, consacré à l’un de ces sujets, soit publié. 

Les instances gouvernementales ne peuvent plus ignorer ces chiffres et l’urgence de la situation entraîne enfin des mesures fortes d’incitations ou de restrictions pour limiter la casse et inverser la tendance. Ça vous dit quelque chose « Notre maison brûle » ? Et bien elle brûle en effet ,et ce feu coûte très cher à confiner. Alors de là à l’éteindre, il faudra plusieurs générations de bonnes pratiques et nous en sommes loin.

Nous sommes aux balbutiements d’une prise de conscience, c’est pourquoi, s’interroger sur la finance verte et responsable n’a jamais été aussi important.

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La finance verte, un moteur puissant en faveur de l’environnement 1/3

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