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La pandémie de Covid-19 a bouleversé notre quotidien. Port du masque obligatoire, confinements à répétition, démocratisation du télétravail ou des cours à distance… En transformant nos habitudes, le Coronavirus a également transformé notre environnement. S’il est difficile d’évaluer quels seront les impacts environnementaux sur le long terme, nous pouvons dès à présent en constater les effets bénéfiques comme néfastes. 

Les conséquences de l”anthropause” 

Moins d’humains… plus de canards ! 

Les confinements transformant les villes bien souvent surpeuplées et bruyantes en espaces déserts, il n’a pas été rare d’observer des animaux sauvages s’appropriant gaiement les lieux.  

Si ces images enchantent par leur caractère exceptionnel, ce retrait des Hommes a eu un réel impact sur nos amis à poils et à plumes. En Thaïlande, des tortues menacées d’extinction se sont senties libres de revenir pondre sur les plages ! La pêche a pour sa part drastiquement baissé, entraînant une augmentation de la biomasse de plusieurs espèces aquatiques. 

Ciel et mer bleus 

La baisse de déplacements, ainsi que celle de l’industrie engendrées par les confinements, ont par ailleurs fait baisser le taux d’émission de CO2. La ville de New Delhi, connue pour être la ville la plus polluée du monde, a enregistré une baisse drastique des polluants atmosphériques.

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Plus proche de chez nous, à Venise, les eaux sont redevenues transparentes grâce à la réduction du trafic fluvial. Il a alors été possible aux Vénitiens d’observer les plantes et animaux habituellement dissimulés par les eaux troubles. En l’absence de la pollution et du bruit causés par l’arrivée des bateaux, les organismes vivant dans la lagune ont eux aussi le plaisir de visiter le centre historique ! 

Le revers de la médaille

Au niveau international 

Baisse des émissions de CO2, augmentation des déplacements à vélo, de la consommation locale, débat sur la relocalisation… La crise du Coronavirus aura eu des conséquences bénéfiques inattendues ! Cependant, la plupart des observateurs restent mitigés sur l’impact environnemental de la crise. La mettant en parallèle avec la crise de 2008, ils rappellent la recrudescence brutale qui avait eu lieu lorsque la situation s’était améliorée. En effet, les crises sont par définition des circonstances exceptionnelles ne s’étalant pas dans le temps. 

En premier lieu, la crise ayant sévèrement impacté les économies nationales, des mesures exceptionnelles pour relancer l’économie ont été lancées. Certaines de ces mesures ne sont pas en accord (ou même complètement en contradiction) avec les directives de protection de l’environnement des Etats. C’est par exemple le cas de l’EPA (Environmental Protection Agency), aux Etats-Unis, qui a suspendu les sanctions envers les entreprises polluant l’air ou l’eau.

Le cas de la Chine est, à ce sujet, particulièrement instructif : après une baisse radicale des émissions de gaz à effet de serre, le pays a recommencé de plus belle son activité lorsque la situation s’est légèrement améliorée.

Dans d’autres pays du monde tels le Brésil, la Colombie, la République du Congo ou l’Indonésie, la priorité a été mise sur la relance économique, donnant par là même la priorité à l’expansion forestière. On note, de plus, une croissance du braconnage en Afrique en raison de l’absence de tourisme et des revenus qu’il engendre. 

Au quotidien 

Vous avez forcément dû en apercevoir un lors d’une de vos sorties : des masques chirurgicaux, au sol, dans les arbustes, dans les fontaines…! Les masques, comme les gants, sont faits de matériaux résistants, respectivement en polypropylène et en nitrile, qui nécessiteraient 400 ans pour se dégrader ! On constate par ailleurs un retour en force des emballages à usage unique, notamment dans les supermarchés, le plastique rassurant les consommateurs. 

En plus d’être polluants, les masques jetés dans la nature peuvent être contaminés et représentent un danger pour les autres citoyens. D’autre part, s’ils atteignent l’océan, il est possible que les animaux marins les confondent avec des méduses. 

Selon l’Est Républicain, en avril 2020 30% de la population active était en télétravail. Cette pratique s’est également répandue pour les écoliers et les étudiants. Si cette nouvelle façon de travailler, engendrée par les confinements, a permis de réduire les déplacements en voiture comme en transport en commun, elle cause néanmoins un autre type de pollution.

Les équipements informatiques sont désormais branchés en permanence. De fait, les trois appareils électroniques qui consomment le plus sont : 

  • L’ordinateur portable : 30 à 100 kwh par an,
  • L’ordinateur fixe :120 à 250 kwh par an,
  • La box internet est quant à elle la championne avec 150 à 300 kwh par an !

Alors, que fait-on ? Nos conseils !

Bien consommer

Concernant les masques, la civilité élémentaire consiste bien évidemment à les jeter à la poubelle. Il arrive cependant qu’il glisse de notre poche sans que l’on s’en aperçoive. De plus, un masque à usage unique n’est utile que quelques heures… La solution, vous la connaissez, nombreux sont ceux à l’arborer fièrement dans la rue, le masque en tissu ! Il est plus écologique et réutilisable. Si en plus il est fabriqué en France, c’est parfait ! 

Et si vous êtes d’humeur champêtre, Marianne de Groot-Pons, une designeuse néerlandaise a eu l’idée de créer des masques 100% biodégradables à planter dans son jardin. Faits de papiers de riz avec des graines de fleurs en leur centre, ces masques sont une belle alternative à planter dans son jardin !

La consommation locale présente de nombreux avantages : plus écologique, elle permet aussi de soutenir nos industries nationales. La crise du Coronavirus a en effet montré les limites de la division internationale du travail et l’ultra interdépendance des acteurs. 

La pandémie mondiale a également contraint les avions à rester au sol ! Avec une importante baisse du tourisme et des frontières fermées, les voyageurs du monde entier ont fait une croix sur leurs escapades au bout du monde. Cela ne veut néanmoins pas dire qu’il faille se priver de vacances. En effet, la destination la plus prisée au monde est depuis bien longtemps… notre cher pays ! Chaque coin de France regorge de merveilles naturelles, historiques ou culturelles. Pas besoin de prendre l’avion !

A la maison

Nous l’avons vu, la consommation d’électricité a augmenté en période de Covid. Un ensemble de petits gestes vous permettront d’économiser, que ce soit financièrement ou énergétiquement.

  • Les appareils “en veille”, ceux dont vous ne vous servez pas mais qui restent branchés consomment de l’électricité, pensez à les débrancher ! Petite astuce : branchez tous les appareils d’une pièce sur une multiprise. En quittant la pièce, vous n’aurez plus qu’à appuyer sur le bouton “off”.
  • Utilisez des ampoules basse consommation.
  • Ne soyez pas gourmands au niveau du chauffage : le baisser d’un degré réduit la facture de 7%. Fermez bien vos placards, mettez des boudins au seuil des portes, installez des rideaux occultants à l’entrée par exemple du couloir… Certains endroits n’ont pas besoin d’être chauffés ! 
  • Entretenez bien votre chauffe-eau et dégivrez votre réfrigérateur et votre congélateur.
  • Lorsque vous cuisinez, couvrez vos casseroles et poêles pour qu’elles chauffent plus vite. Veillez à ce que le fond de la casserole soit un peu plus grand que l’emplacement où vous la poserez.

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Coronavirus et environnement : nos conseils pour limiter son impact

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