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Le chauffage au bois est sous le feu des projecteurs ! Les confinements ont en effet mis en évidence une réalité criante : l’arrêt de la circulation n’a pas grandement impacté les émissions de particules fines et très fines. Le premier émetteur en France n’est autre que le chauffage à bois ! Les mesures sont amenées à se multiplier pour restreindre et transformer ce mode de chauffage, aujourd’hui utilisé par un Français sur quatre. 

Les particules fines, qu’est-ce que c’est ?

Définition du terme

Le mot particule désigne un ensemble de substances particulaires microscopiques. Elles peuvent être liquides ou solides et ont pour particularité de rester en suspension dans l’air pendant un laps de temps allant de quelques jours à une année. 

Leur voyage ne s’arrête pas là : elles peuvent être transportées dans l’air par les courants atmosphériques puis retombent au sol. 

En quoi nous impactent-elles ?

Les particules fines ont un impact sur la santé humaine et sur l’environnement. Celles issues de la combustion, comme par exemple le bois, peuvent fixer des métaux lourds ou des polluants organiques.

Étant donné leur taille microscopique (moins d’un millième de millimètre), elles peuvent facilement pénétrer dans les poumons. Les personnes ayant des fragilités (toux, bronchite, asthme…) sont donc particulièrement sujettes à des aggravations de leur état causé par ces particules. 

Ces substances peuvent se diffuser dans le sang. Ainsi, les problèmes liés peuvent être respiratoires, neurologiques, cardiovasculaires ou encore engendrer des cancers.  

Par quoi sont-elles causées ?

Leur origine peut aussi bien être naturelle ou bien provoquée par l’activité humaine. Dans le cadre de l’activité humaine, les secteurs émetteurs sont les modes de chauffage, les rejets de l’industrie, l’agriculture intensive…

La persistance des particules fines et leur impact sur la santé en font un enjeu écologique et sanitaire important. 

chauffage au bois impact

Source : CITEPA, 2020

Le problème avec le chauffage au bois

On pourrait croire qu’un mode de chauffage utilisant un matériau durable serait parfaitement écologique ! La réalité est malheureusement plus complexe que cela. Les problèmes apparentés aux appareils de chauffage au bois sont liés à la vétusté, à une combustion de mauvaise qualité et aux méthodes d’allumage. 

Rideau pour la cheminée

La cheminée fait partie des usages à déconseiller… Un véritable crève-cœur pour les amoureux d’ambiance hivernale et de feu de cheminée le soir de Noël…! 

Lorsque l’on allume une cheminée, 85% du bois partira dans la fumée et produira un nombre important d’émissions de particules fines. Le rendement est donc extrêmement mauvais.

Les inserts

Les inserts sont plus intéressants que les cheminées classiques : ils chauffent mieux et engendrent moins de particules fines. Le problème réside dans la modification des arrivées d’air en fonction des besoins ; la combustion est incomplète et l’émission de substances fines augmente brutalement lorsque l’arrivée d’air baisse. 

Les poêles à bûches

Il n’y a pas de régulation automatique pour les poêles à bûches. Il devient donc difficile de gérer les entrées d’air !

Les mesures mises en place par le gouvernement

Le gouvernement a donc décidé de mettre en place des mesures et des restrictions pour limiter la pollution engendrée par le chauffage au bois. Il veut limiter par moitié cette pollution, et ce d’ici 10 ans. 

Un plan d’action de 11 mesures réparties en 6 axes

Dans le cadre de la Loi Climat, un plan d’action a été présenté par le gouvernement. Il se répartit en 6 axes : 

  1. Sensibiliser le grand public à l’impact sur la qualité de l’air du chauffage au bois avec des appareils peu performants,
  2. Renforcer et simplifier les dispositifs d’accompagnement pour accélérer le renouvellement des appareils de chauffage au bois,
  3. Améliorer la performance des nouveaux équipements de chauffage au bois,
  4. Promouvoir l’utilisation d’un combustible de qualité,
  5. Encadrer le chauffage au bois dans chaque zone PPA (Plan de Protection de l’Atmosphère), en prenant des mesures adaptées aux territoires pour réduire les émissions de particules fines,
  6. Améliorer les connaissances sur l’impact sanitaire des particules issues de la combustion du bois.” 

Source : http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-de-plan-d-action-pour-un-chauffage-au-bois-a2338.html

Le label Flamme Verte

Une autre des mesures prises par le gouvernement consiste à rendre obligatoire pour 2022 le label Flamme Verte 7 étoiles.

Créé en 2000 par les fabricants d’appareils domestiques, il est en collaboration avec l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME). Son but est de promouvoir l’utilisation du bois pour se chauffer de manière plus performante et responsable. Pour obtenir le précieux sésame, une charte de qualité est à respecter non seulement au niveau du rendement énergétique mais aussi par rapport aux émissions polluantes. 

Le niveau 7 étoiles correspond à un niveau de rendement énergétique élevé (plus de 70%) pour des émissions de monoxyde de carbone, de particules fines et d’oxydes d’azotes inférieures à 200mg par Nm3. 

Conclusion

Le but de l’ADEME comme du label Flamme Verte est donc de promouvoir une utilisation responsable du bois. Cette dynamique est renforcée par les mesures actuelles prises par le gouvernement et qui annoncent des changements importants à venir concernant la réglementation du chauffage au bois. L’utilisation de poêle de masse, de poêle à granulés ou encore de chaudières fonctionnant au bois peut être une alternative aux modes de chauffage classiques. Ces appareils allieraient en effet le côté renouvelable du bois et une production de particules fines bien moindre ! 

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Le chauffage au bois est-il polluant ?

Temps de lecture : 4 min
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