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Le Black Friday, venu tout droit des Etats-Unis, est un phénomène qui apparaît au lendemain de Thanksgiving. Les Américains courent dans les magasins pour profiter de remises exceptionnelles. Les grandes marques ont réussi à internationaliser cette pratique. C’est désormais un événement mondial. Mais cette surconsommation est-elle vraiment inévitable ?

Black Friday : du traditionnel à la mondialisation

Depuis les années 60, le dernier vendredi de novembre aux Etats-Unis est consacré au Black Friday. Mais depuis une dizaine d’années, cette tradition a réussi à séduire l’ensemble de la planète. Et la France n’est pas épargnée par ce “vendredi noir”.

Le principe est assez simple. Durant 24 heures, les commerçants appliquent des réductions à leurs produits. Le consommateur bénéficie alors de prix défiants toute concurrence et ce dans différents secteurs. A l’image des soldes où les personnes s’amassent devant les portes encore closes des magasins en attendant l’ouverture et assistent à des bagarres de chariots, aux Etats-Unis c’est à cela que ressemble le Black Friday.

Pour se donner une idée de l’argent dépensé ce jour si attendu, en 2019 aux Etats-Unis, plus de 7 milliards de dollars ont été dépensés. En France, le 29 décembre 2019 a enregistré 56 millions de transactions. 

2020, une année particulière avec la Covid-19

Ce Black Friday, édition 2020, a été quelque peu bousculé et ce à l’échelle de la planète. La cause ? La crise du Coronavirus. En effet, le Black Friday est tombé le 27 novembre. En plein cœur de la seconde vague et d’un nouveau confinement paralysant les commerçants. 

Le gouvernement français a pris en considération cet élément en annonçant l’autorisation pour les commerces dits “non-essentiels” de rouvrir leurs portes à partir du samedi 28 novembre et ce jusqu’à 21h. Le Black Friday a également été reporté au 4 décembre. Un vrai soulagement pour les commerçants.

Ils peuvent désormais accueillir leurs clients. Mais le plus gros des achats se fait désormais en ligne. Les sites d’e-commerce traversent un raz de marée de commandes combinant Black Friday et fêtes de fin d’année. Le chiffre d’affaires de ces derniers est en train de bondir. 

Les alternatives à ce Black Friday

Depuis plusieurs années, les événements pour contrer cette surconsommation engendrée par le Black Friday apparaissent aussi bien sur la toile que dans les rues. 

Le Green Friday

Il s’agit ni plus ni moins de l’alternative directe du Black Friday. Le Green Friday (vendredi vert) a été créé en 2017 par un collectif français portant le même nom. Cette initiative se tient exactement le même jour que le Black Friday. 

Ce collectif est représenté par des entreprises et des associations. Il propose aux consommateurs d’adopter un comportement d’achat “vert’. Dans cette lignée, des actions sont à privilégier comme réparer plutôt que jeter, prolonger les durées de vie des objets avant de les changer pour du neuf, consommer local et en circuit court, choisir des produits labellisés, donner…

De plus, les entreprises qui participent à ce Green Friday acceptent de verser 10% de leur chiffre d’affaires réalisé durant ces 24 heures à une association. L’association Green Friday va même plus loin et a lancé, à la fin du mois d’octobre 2019, le Green Friday Challenge. Chaque jour, pendant un mois, un défi était proposé dans l’optique de changer ses habitudes de consommation et participer à la lutte contre le réchauffement climatique et réduire son impact sur l’environnement. 

Le Circular Monday

En version française “le lundi circulaire”, se tient le lundi de la même semaine que le Black Friday. Cette journée a été lancée en Suède en 2017. Depuis, sept pays du continent européen ont pris le pli mais également Singapour. Le principe est le suivant : on réutilise, on recycle, on loue.

L’économie circulaire est au cœur de ce Circular Monday. La consommation de produits d’occasion, comme dans les friperies ou sur des sites à l’effigie du Bon Coin ou de Vinted, prône sur le neuf. Et vous, vous dépensez comment ?

Le Giving Tuesday

Le Giving Tuesday, littéralement mardi du don, a été propulsé en 2012 par les Américains. Il a traversé l’océan Atlantique pour pointer le bout de son nez en France à partir de 2018. Il est mis en place le mardi suivant le Black Friday. 

Cette date correspond à la Journée mondiale de la Générosité et de la Solidarité. Collectes alimentaires, dons d’argent, dons de sang… L’ensemble de la population est sollicitée afin de participer à des campagnes de dons et de sensibilisations. 

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Cette année, elle est d’autant plus importante puisque la crise sanitaire ne cesse de creuser les inégalités. Les associations ont d’autant plus besoin de solidarité et d’aide.

Le Solidarity Friday

Le Président du Sénat, Gérar Larcher, a soumis l’idée d’un Solidarity Friday. Il s’agit de faire barrage au Black Friday, mais surtout à ses excès en termes de consommation. Il fait appel à la solidarité de chacun pour faire tourner les petits commerçants locaux. 

La crise sanitaire a mis à mal ces petites boutiques de quartier qui se sont vues baisser leur rideau de fer à deux reprises pendant les confinements. L’économie de ces petites structures est sévèrement touchée alors qu’il s’agit d’une période phare de l’année pour elles. 

Les Français et les Françaises sont donc plébiscités pour réserver une partie de leurs achats à ces petits commerçants, plutôt qu’à des plateformes multinationales comme Amazon. Il est temps de passer à l’achat local et de renforcer sa consommation éthique et responsable. 

Le Black Friday c’est bien mais il existe tellement d’autres moyens de se faire plaisir à petit prix tout en faisant profiter les petits commerces de proximité. 

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Black Friday : des alternatives plus éthiques à ce phénomène de consommation ?

Temps de lecture : 4 min
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